Pourquoi nous aimons Daft Punk
Oui, pourquoi ? D’abord les mélodies, ensuite un certain dandysme bienvenu des Frenchies. Mais c’est la faute aussi à Laure Adler, laquelle eut le génie de les retenir au générique de son « Heure bleue », émission que les couche-tard connaissent bien — et générique dont nous allons causer maintenant. Le morceau s’appelle « Veridis Quo », il date de 2001 et se joue sur les quatre notes d’un synthé japonais à deux balles. Le beat minimaliste et entêtant vous prend par sa mélancolie : oui, nous avons raté nos vies, mais nous nous déhancherons quand même encore un petit peu, si vous le permettez. Une autre vertu du couple Thomas Bangalter et Guy- Manuel de Homem-Christo est son souci de la typo et des jeux de langue en général. Alors, en fouillant, on tombe sur ça — et on se pâme (à deux balles aussi) : "Veridis quo" is a wordplay on the Latin phrase "Quo vadis?" literally, "Whither goest thou?" or "Where are you going?" The greater meaning of...