Confingame, 3e étape

Sur le dernier plateau-repas de Timothy McVeigh il y avait un litre de crème glacée à la menthe et aux pépites de chocolat. Sur celui de Victor Feguer, une olive unique non dénoyautée – il pensait qu’elle allait germer dans son corps et donner un olivier, « symbole de paix ». John Wayne Gacy fit honneur à son métier (gérant de trois KFC) en commandant des crevettes grillées, du poulet grillé, des frites et des fraises. Ses derniers mots furent Kiss my ass. Sacco et Vanzetti eurent droit à de la soupe, de la viande, des toasts et du thé. Le plateau-repas d’Angel Nieves Diaz resta vide, car il ne voulait rien. On lui apporta le plat réglementaire servi en prison ce jour-là (dinde hachée avec assaisonnement pour tacos, riz, fromage râpé, haricots mouchetés, tortillas, croustillant aux pommes, Ice Tea), mais il ne toucha à rien*.
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*Murderpedia



Contributeurs à la 3e étape du Confingame :

Pascale Angelini-Cordonnier propose une capture d'écran triple d'une vidéo de Sam Taylor-Wood, Still Life, 2001 :



Agathe Valentin nous gratifie de penne au gorgonzola sans gorgonzola passées au bleu cobalt, ou d'un plateau-reps vu du ciel (littéraire), je ne sais encore :



Jean-Guy Moraud nous soumet le dernier repas de Jacques Brel 
(auquel assisteront, d'après le texte, ses voisins et quelques Chinois – est-ce bien prudent ?) :


Catherine Lefèvre aime les Deschiens 
(et le pâté de foie de porc sur lit de biscuits au chocolat) 



Philippe Lefèvre fait dans le sexy avec le service à bord déserté par une hôtesse Lavazza :


Marco Lamanche nous mitonne, en deux temps, des choses appétissantes
(les coulisses sont moins glamour) :


POUR L’ESPRIT
1. Nourriture intellectuelle pour répondre à tout (Les miscellanées de Mr. Schott)
2. Boule de cristal pour voir tout
3. Quelques dieux lares, on ne sait jamais

POUR LE CORPS
4. Une seringue à clystère
5. Deux tue-virus (à droite le TV1, qui ne tue que 3 virus à la fois, remplacé par le TV2 : 16 virus)
6. Le repas

Voici Margot Perotin (ce nom me dit quelque chose, y aurait-il une connexion souterraine avec la propriétaire, titulaire et principale actionnaire du Jeu ? Les commissaires aux comptes trancheront). 
Sa proposition s'intitule : « Nous vlà BEN COnfinés »


Sabine Acheduçé nous annote une recette bordelaise
(cliquer sur la suite des images pour mieux lire) :



Nicolas Florence célèbre la morue
(l'illustration est de la rédaction)


> Parole rauque d’un vociférateur en chambre stérile, vœux de santé pour le peuple et sa voisine.
Il y a du bran sur la planche. Monarques à marotte, pontifes coiffés, religieux à marisques, barbus drillés, kamikazes pensionnés, pistoleros à virus, fini de bruire ! Faites la queue, lâchez tout.
Il n’y a plus personne debout, sauf vous, vos raideurs triomphantes et vos chèques d’élite ; cofinance pour confinence, vous avez gagné.
C’est le chaos du patriote. C’est l’ordre enfin : le vôtre. Tiens, aucun éclopé parmi vous ! Que des centenaires, multimilliardaires. Bravo !
Plus de cris de mutilés, que du vent biais et des veuves aux doigts soyeux. Plus de poubelles, ni de petits sacs pour crottes de dogue. Du lisse à perte de vue, des babelutes au coin de la rue. Ce soir, vos torturés ne féconderont plus leurs femmes vides, les enfants qu’ils n’auront pas resteront vœux pieux et vos penseurs sans idée, accroupis sur leurs tenaces testicules vous laisseront le beurre, l’argent du leurre et le fou-rire de la théière.
Que vous prescrire alors ? 
Ben...
Tous à la pêche ! Et puis, rêvez assis, c’est si bon la morue ! <


La contribution de Julien Cou... pardon, de Foucauld Perotin 
est un récit à dropboxer dont voici le début :

François Declercq a récupéré un petit film chinois, on lui laisse la parole :

Voici ce que j'ai trouvé...
Il semblerait que l’origine du coronavirus se situe quelque part dans les airs, en tous cas c’est l’aviation qui serait à l’origine de tout… par le truchement des plateaux-repas. J’ai trouvé une étrange vidéo chinoise qui me semble bien probante. De ce que j’ai compris il s’agissait d’une mission en provenance de Wuhan… 

La fin me laisse dubitatif mais j’avoue que le document est saisissant. 

Je vous laisse juge. Je me suis permis, pour votre confort de la mettre sur Vimeo… 


Ci-après la pêche en barquette d'Olivier Lamour, jour du 1er avril obligeant ,
c'est du Martin Parr sans consommateurs, non ?



Nathalie Moraud revient aux pâtes – avec une recette d'Alex Métayer, visible ici :


(bravo à tous et toutes et fin des contributions)















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